Confronté à de fortes tensions budgétaires, l’État gabonais active de multiples leviers financiers internationaux et régionaux pour refinancer sa dette publique et garantir le financement de projets routiers et d’accès à l’eau.
L’équilibre financier de l’exercice budgétaire reste un exercice de haute voltige pour les autorités gabonaises. Le pays est actuellement en quête de 857 milliards de FCFA de financements extérieurs pour faire face à ses obligations de trésorerie et procéder au rachat de certaines lignes de dette arrivant à échéance. Selon les dernières projections de la Banque Africaine de Développement (BAD), le profil d’endettement du pays devrait atteindre environ 72 % du PIB, en raison de la baisse des recettes pétrolières nominales.Malgré cette cure de rigueur, Libreville refuse de paralyser ses infrastructures prioritaires.
Les ressources captées serviront à soutenir le Programme d’urgence de développement communautaire. Elles financeront également l’extension des réseaux d’eau potable du Grand Libreville et la construction d’infrastructures routières majeures, à l’instar du pont d’Ebel-Abanga et de plusieurs passerelles urbaines.
Leave a comment