Un député gabonais a été interpellé le 3 septembre à l’aéroport international de Kigali, au Rwanda, à la suite d’un incident impliquant un responsable de la compagnie aérienne RwandAir. Une intervention des autorités gabonaises auprès de leurs homologues rwandaises devrait permettre au parlementaire de regagner Libreville.
Selon un communiqué du ministère gabonais des Affaires étrangères, diffusé au journal télévisé de Gabon Télévision, Augustin Lobelle Yembi, député du deuxième siège du département de la Lolo-Bouenguidi, a été interpellé alors qu’il se trouvait en transit à l’aéroport de Kigali.
Le parlementaire est soupçonné d’avoir commis des violences à l’encontre du superviseur des vols de RwandAir. Le communiqué ne donne pas davantage de précisions sur les circonstances exactes de l’incident ni sur les faits ayant précédé l’altercation.
Intervention des autorités gabonaises
Dès l’annonce de l’interpellation, le dossier aurait été pris en charge par le bureau de l’Assemblée nationale ainsi que par les autorités gabonaises compétentes.
Le ministère des Affaires étrangères indique avoir engagé des démarches auprès des autorités rwandaises afin de trouver une issue à la situation, tout en préservant les relations diplomatiques et les liens d’amitié entre le Gabon et le Rwanda.
À l’issue de ces démarches, Kigali aurait accepté le principe de la libération du député et son retour au Gabon.
Une procédure qui se poursuivra au Gabon
Selon les autorités gabonaises, Augustin Lobelle Yembi devrait être autorisé à quitter le territoire rwandais pour regagner Libreville. À son arrivée, il devrait être remis aux autorités gabonaises compétentes afin que la procédure puisse se poursuivre conformément aux dispositions applicables.
L’intervention diplomatique ne signifie donc pas nécessairement la fin de l’affaire. Les circonstances de l’altercation, les éventuelles responsabilités et les suites judiciaires devront être établies par les autorités compétentes.
Préserver les relations entre Libreville et Kigali
Au-delà du cas individuel du parlementaire, l’affaire intervient dans un contexte de rapprochement entre le Gabon et le Rwanda. Les autorités gabonaises ont ainsi privilégié une gestion diplomatique de l’incident afin d’éviter qu’un différend impliquant un ressortissant gabonais ne vienne affecter les relations entre les deux pays.
À ce stade, les autorités rwandaises n’ont pas, dans les éléments communiqués par la partie gabonaise, détaillé publiquement leur version des faits.
L’affaire reste donc suivie avec attention, dans l’attente du retour du député à Libreville et des éventuelles suites qui seront données à l’incident.
Leave a comment