En dressant un tableau particulièrement sombre de la situation de la Société Agropastorale du Gabon (AGROPAG), l’ancien Premier ministre et président du Conseil d’administration de l’entreprise, Raymond Ndong Sima, semble conforter les mises en garde formulées par l’ancien ministre de l’Élevage lors de son passage à la tête du département.
En affirmant que « l’AGROPAG est en train de mourir » et en dénonçant de graves dysfonctionnements de gouvernance, notamment l’absence d’exécution des décisions du Conseil d’administration par la Direction générale, Raymond Ndong Sima met en lumière une crise profonde au sein de cette société publique, créée pour contribuer au développement de l’agriculture et de l’élevage au Gabon.
Ces déclarations rejoignent les préoccupations exprimées par l’ancien ministre de l’Élevage, qui avait, en son temps, évoqué les difficultés structurelles et organisationnelles auxquelles faisait face l’AGROPAG. Les révélations de l’ancien chef du gouvernement donnent aujourd’hui un nouvel éclairage sur l’ampleur des blocages qui affecteraient le fonctionnement de l’entreprise.
Au-delà du cas de l’AGROPAG, Raymond Ndong Sima a également insisté sur la nécessité de privilégier la compétence dans les nominations aux postes de responsabilité, estimant que le développement économique ne peut être sacrifié aux débats sur l’âge des dirigeants. Pour lui, seule une gouvernance fondée sur les résultats, l’expérience et les compétences permettra de redresser les entreprises publiques et de soutenir la diversification de l’économie gabonaise.
Ses déclarations relancent ainsi le débat sur la gouvernance des sociétés d’État et sur les réformes nécessaires pour permettre à des structures stratégiques comme l’AGROPAG de remplir efficacement leurs missions.
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