Une altercation survenue lundi au quartier Apostrophe, dans le 4ᵉ arrondissement de Libreville, entre le premier maire adjoint Kenny Ongouri et un adjudant de la gendarmerie, suscite une vive polémique après la diffusion d’une vidéo largement relayée sur les réseaux sociaux.
Selon la version des faits livrée par l’élu municipal, l’incident est intervenu au cours d’une opération de contrôle liée au recouvrement des recettes municipales. Alerté par ses collaborateurs de tensions sur le terrain, il affirme s’être rendu sur place afin de demander la suspension temporaire de l’opération, le temps de vérifier l’ordre de mission des agents engagés.
Kenny Ongouri soutient que cette démarche a provoqué une montée de tension avec un gendarme qui aurait refusé d’interrompre le contrôle, affirmant ne recevoir d’instructions que du maire central de Libreville. L’élu assure avoir ensuite été bousculé alors qu’il portait son écharpe officielle.
« Il m’a secoué alors que je portais l’écharpe. Ce n’est pas seulement un manque de respect envers ma personne, mais une atteinte à un symbole de la République », a-t-il déclaré, estimant que son statut d’autorité municipale n’a pas été respecté.
L’affaire a rapidement suscité de nombreuses réactions. Plusieurs habitants s’interrogent notamment sur le rôle de la gendarmerie dans une opération de recouvrement des recettes municipales, une mission qu’ils considèrent relever des services de la mairie, avec l’appui éventuel de la police municipale.
D’après plusieurs témoignages, des établissements de la zone auraient été fermés pour défaut de documents administratifs, avec des régularisations financières réclamées aux exploitants. Ces éléments n’ont toutefois pas été confirmés officiellement.
Le maire adjoint indique avoir retenu le gendarme sur place dans l’attente de sa hiérarchie afin que les faits soient constatés. Il déplore également que certains agents municipaux aient minimisé la portée de son écharpe officielle, qu’il considère comme un symbole de l’autorité républicaine.
À ce stade, la gendarmerie nationale n’a pas encore communiqué sur cette affaire. En attendant une éventuelle réaction officielle, cet incident relance le débat sur la répartition des compétences entre les forces de sécurité et les autorités municipales lors des opérations de contrôle menées dans la capitale.
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