Sous le feu des critiques après l’annonce d’une nouvelle contribution imposée aux voyageurs aériens internationaux, le ministre des Transports, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi, a tenté de désamorcer la polémique. Dans un communiqué, il affirme qu’il ne s’agit pas d’une taxe destinée à alimenter les recettes de l’État, mais d’un financement consacré à la sécurité aérienne. Une explication qui laisse toutefois de nombreuses interrogations.
Selon le ministre, cette contribution résulte du partenariat conclu le 21 mai 2026 avec la société américaine Securiport LLC. Les sommes perçues financeront le déploiement du système API-PNR, un dispositif permettant de collecter et d’analyser les données des passagers avant leur arrivée ou leur départ. L’objectif affiché est de renforcer la lutte contre le terrorisme, la criminalité transnationale et le trafic de stupéfiants, conformément aux recommandations de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).
Le gouvernement précise que seuls les voyageurs empruntant des vols internationaux seront concernés. Les passagers des lignes intérieures en seront exemptés.
Pour répondre aux critiques sur le coût déjà élevé du transport aérien, l’exécutif promet qu’un groupe de travail interministériel supprimera certaines taxes existantes afin de compenser cette nouvelle contribution. En théorie, le prix final des billets ne devrait donc pas augmenter.
Mais cette promesse suscite le scepticisme. Dans un secteur où les taxes et redevances s’accumulent rarement sans conséquence pour le consommateur, rien ne garantit que les compagnies répercuteront effectivement cette compensation sur leurs tarifs.
Cette mesure intervient surtout à contretemps. Le transport aérien gabonais traverse une période de fragilité, marquée par le départ de plusieurs compagnies internationales, dont Royal Air Maroc et Turkish Airlines. Dans ce contexte, l’ajout d’une nouvelle contribution, quelle que soit son appellation, alimente les inquiétudes sur l’attractivité de la destination et le renchérissement du coût des voyages.
En voulant rassurer, le gouvernement apporte des explications techniques. Mais sur le terrain, une question demeure : cette nouvelle contribution sera-t-elle réellement neutre pour le portefeuille des voyageurs ou viendra-t-elle s’ajouter, comme souvent, à une facture déjà lourde ?
Cette version conserve le format de la pyramide inversée tout en étant plus mordante, sans franchir la ligne de l’affirmation non étayée.
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