Libreville, mercredi – Les tenanciers de bars, bistrots et autres établissements diffusant de la musique ou des programmes télévisés ont été surpris, ce mercredi, par une opération menée par les brigades du Bureau gabonais des droits d’auteur à Nzeng Ayong.
Selon plusieurs responsables d’établissements, les agents sont chargés de percevoir une redevance fixée à 25 000 francs CFA l’an. Cette contribution serait liée à la diffusion publique de musique ainsi qu’à la retransmission de programmes télévisés dans les espaces accueillant du public.
D’après les informations recueillies, la mesure s’applique à toutes les œuvres musicales diffusées, qu’elles soient d’origine gabonaise ou étrangère. Une précision qui a suscité de nombreuses interrogations chez les exploitants, plusieurs affirmant ne pas avoir été informés au préalable des modalités d’application de cette redevance.
Nombre d’entre eux dénoncent un manque de sensibilisation avant le lancement de cette opération. Ils estiment qu’une campagne d’information aurait permis aux professionnels de mieux comprendre leurs obligations en matière de droits d’auteur et de droits voisins.
Au terme du passage des brigades, des convocations ont été remises à plusieurs responsables d’établissements. Ceux-ci sont invités à se présenter au siège du Bureau gabonais des droits d’auteur afin de régulariser leur situation ou d’obtenir des explications sur la procédure.
Pour l’heure, aucune communication officielle détaillant les fondements de cette opération ni les modalités précises de perception de cette redevance n’a été rendue publique. Les professionnels du secteur espèrent désormais que les autorités apporteront des éclaircissements afin de dissiper les inquiétudes et de favoriser une meilleure compréhension de la réglementation en vigueur.
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