Après plusieurs semaines d’audit et de suspension des processus électoraux, le gouvernement gabonais a enclenché une vaste opération de régularisation du mouvement sportif national. Le 30 avril 2026 à Libreville, une première vague d’agréments techniques et de récépissés définitifs a été officiellement remise au Comité national olympique gabonais (CNOG) ainsi qu’à douze fédérations olympiques, marquant une étape décisive vers la mise en conformité du secteur.
La cérémonie, présidée par le ministre de la Réforme et des Relations avec les institutions, François Ndong Obiang, représentant le ministre des Sports, s’est tenue en présence du ministre de l’Intérieur et de plusieurs responsables du mouvement sportif. Elle consacre, selon les autorités, l’aboutissement d’un processus engagé pour assainir un environnement fragilisé par des dysfonctionnements administratifs récurrents.
Cette opération s’inscrit dans la continuité des mesures prises en avril 2026, notamment la suspension des processus électoraux au sein de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot) et du CNOG. Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Paul Ulrich Kessany, avait alors évoqué de « graves irrégularités administratives » révélées par un audit approfondi. Un délai de six mois avait été accordé aux structures concernées afin de se conformer aux exigences réglementaires en vigueur.
Au cœur de cette réforme, la volonté affichée des autorités est claire : restaurer la crédibilité du sport gabonais et renforcer sa gouvernance. Lors de son allocution, François Ndong Obiang a insisté sur le cadre légal de cette démarche, rappelant que « la mise en conformité des associations sportives s’inscrit dans l’obligation de l’État d’assurer le respect de la légalité, de préserver l’ordre public et de garantir la crédibilité du mouvement sportif national ». Il a également souligné qu’aucune organisation intervenant dans l’espace public ne saurait échapper aux règles en vigueur.
Le processus de régularisation se veut progressif mais structuré. À compter du 4 mai 2026, les associations sportives membres du collège électoral de la Fegafoot entreront à leur tour dans une phase de mise en conformité. Les autres associations suivront dès le 30 mai, pour une durée globale de six mois. Une période jugée nécessaire pour permettre une transition ordonnée vers un système plus rigoureux et transparent.
Malgré les contraintes liées au calendrier, notamment en ce qui concerne les échéances électorales du CNOG, le gouvernement affirme avoir obtenu la compréhension des instances sportives internationales. Cette coopération est perçue comme un levier essentiel pour garantir la réussite de cette réforme structurelle.
À travers cette initiative, les autorités gabonaises entendent tourner la page des pratiques contestées et poser les bases d’un mouvement sportif plus crédible, mieux encadré et conforme aux standards internationaux. Une ambition qui, si elle est menée à terme, pourrait redonner un nouvel élan au sport national et renforcer sa place sur la scène africaine et mondiale.
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