Alors que Nourredin Bongo Valentin a récemment affirmé que son père, l’ancien président Ali Bongo Ondimba, n’aurait toujours pas reçu son passeport diplomatique, les autorités de la Transition opposent une fin de recevoir. Pour Libreville, le geste du Général Brice Clotaire Oligui Nguema relève d’une volonté d’apaisement et d’humanisme, contrastant avec les tensions persistantes au sein de l’ancienne famille présidentielle.
Depuis le coup de libération du 30 août 2023, le sort d’Ali Bongo Ondimba reste au cœur des débats politiques au Gabon. Si le Comité pour la Transition et la Restauration des Institutions (CTRI) a très tôt déclaré l’ancien chef d’État « libre de ses mouvements » pour des raisons de santé, la question de ses documents de voyage cristallise désormais les tensions.
La version de Nourredin Bongo Valentin
Dans des propos relayés récemment, Nourredin Bongo Valentin a jeté un pavé dans la mare en affirmant que son père n’était pas en possession de son passeport diplomatique. Cette déclaration suggère une liberté de mouvement purement théorique, empêchant l’ancien président de se rendre à l’étranger pour ses soins médicaux. Pour les proches des Bongo Valentin, ce blocage administratif contredirait les promesses de la Transition.
L’humanisme d’Oligui Nguema mis en avant
Du côté du Palais Rénovation, le son de cloche est radicalement différent. Les partisans du Général Brice Clotaire Oligui Nguema soulignent l’attitude « humaniste » du nouveau chef de l’État. Selon cette ligne, toutes les dispositions auraient été prises pour garantir la dignité de l’ancien président, loin de toute volonté de vengeance.
« Le Président de la Transition a toujours placé l’humain et la réconciliation nationale au-dessus des querelles de palais », confie une source proche du pouvoir. Pour les autorités, les sorties de Nourredin Bongo Valentin sont perçues comme une tentative de manipulation de l’opinion internationale, alors que de nombreux dossiers financiers concernant l’ancienne « Young Team » sont toujours en cours d’instruction.
Un imbroglio diplomatique ?
Cette guerre de communication soulève une question centrale : où se trouve réellement le document ? Si la Transition affirme avoir agi avec magnanimité, la famille Bongo Valentin maintient la pression. Ce bras de fer illustre la complexité de la gestion de l’après-Bongo, où chaque geste administratif devient un symbole politique fort.
En attendant une clarification officielle ou une apparition publique de l’ancien président à l’aéroport de Libreville, le débat sur l’humanisme de la Transition face aux revendications de l’ancien clan au pouvoir continue de diviser l’opinion gabonaise.
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