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ANFEP : les formateurs attendent leur argent, les ateliers se poursuivent

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Alors que les vacations des cours de jour, du soir et des DTS restent impayées, la programmation d’ateliers techniques à Nkok relance le débat sur les priorités de l’établissement et les réponses attendues de sa direction.

À l’Agence nationale de formation et d’enseignement professionnels (ANFEP), la reprise des cours ne signifie pas pour autant la fin des inquiétudes. Si les formateurs permanents et vacataires ont répondu présents pour accompagner les stagiaires en attente d’examen, une question demeure sans réponse précise : quand percevront-ils les sommes dues pour les enseignements déjà dispensés ?

La préoccupation a été soulevée lors d’une rencontre entre le directeur général de l’ANFEP, son adjoint et l’ensemble des formateurs. À cette occasion, la direction a salué les efforts consentis pour assurer la reprise des activités pédagogiques et la remise à niveau des apprenants. Mais, selon les éléments rapportés à l’issue de la réunion, le paiement des vacations relatives aux cours de jour, aux cours du soir et aux Diplômes de technicien supérieur (DTS) ne serait pas prévu dans l’immédiat.

Une annonce difficile à entendre pour des professionnels qui attendent le règlement de leurs prestations. Car derrière les heures de cours et les responsabilités pédagogiques, il y a aussi des charges quotidiennes, des familles à soutenir et des engagements financiers à honorer.

Des examens financés, mais des vacations toujours en attente

Au cours des échanges, le directeur général aurait également indiqué disposer de moyens financiers pour organiser les examens et les concours de 2026.

Cette déclaration ne signifie pas nécessairement que les ressources concernées peuvent être affectées au paiement des vacations. Les financements peuvent répondre à des lignes budgétaires distinctes. Toutefois, elle remet au centre du débat une interrogation légitime : quelles démarches sont entreprises pour obtenir le règlement des sommes dues aux formateurs ?

À défaut d’une date précise, les personnels restent dans l’incertitude. Or, le maintien des activités pédagogiques repose aussi sur la confiance entre l’administration et ceux qui assurent les enseignements. Solliciter leur engagement sans leur donner de visibilité sur le paiement de leurs prestations risque, à terme, de fragiliser cette confiance.

À Nkok, les ateliers soulèvent des interrogations

Les 27 et 28 octobre 2026, l’ANFEP prévoit des ateliers techniques préparatoires au séminaire international sur la Validation des acquis de l’expérience (VAE), au Centre international multisectoriel de formation et d’enseignement professionnels (CIMEP) de Nkok.

Cette initiative présente un intérêt pour le développement de la formation professionnelle. La reconnaissance des compétences acquises par l’expérience constitue un enjeu important pour les travailleurs et les personnes souhaitant valoriser leur parcours.

Mais le calendrier de ces activités suscite des interrogations dans un contexte marqué par les vacations impayées. Comment les personnels peuvent-ils apprécier ces nouvelles initiatives alors que le règlement de prestations antérieures demeure incertain ?

Il serait toutefois excessif d’affirmer que les moyens consacrés aux ateliers pourraient automatiquement servir à payer les formateurs. La question porte plutôt sur la hiérarchisation des priorités, la transparence de la gestion et la capacité de la direction à apporter des réponses aux préoccupations sociales.

Les formateurs demandent des engagements clairs

Au-delà du paiement, c’est la considération accordée aux personnels qui se trouve au cœur des préoccupations. Les formateurs ne demandent pas seulement que leurs efforts soient salués. Ils attendent également des informations précises sur leur situation et des perspectives concrètes de règlement.

La direction est ainsi attendue sur quatre points essentiels : clarifier le montant et la situation des vacations en attente, communiquer un calendrier réaliste de paiement, préciser les démarches engagées auprès des autorités compétentes et maintenir un dialogue régulier avec les formateurs permanents et vacataires.

Quant aux informations faisant état d’éventuels compléments de salaire versés à certains responsables, elles nécessitent des éléments vérifiables avant toute conclusion. Une éventuelle différence de traitement ne peut être présentée comme établie sans preuves.

La formation professionnelle ne peut oublier ses formateurs

L’ANFEP a pour mission de contribuer au développement des compétences et à la qualification professionnelle. Mais cette mission dépend directement de l’engagement de ses formateurs.

La continuité du service public est une exigence. Le respect des engagements envers les travailleurs l’est tout autant. Les deux objectifs ne devraient pas être présentés comme incompatibles, mais comme les composantes d’une même responsabilité institutionnelle.

Aujourd’hui, les formateurs attendent des réponses. Une communication claire de la direction, accompagnée d’un calendrier crédible, permettrait de dissiper les incertitudes et de préserver le climat de confiance nécessaire au bon fonctionnement de l’établissement.

À l’ANFEP, l’enjeu ne se limite donc pas à organiser les examens ou à préparer de nouveaux ateliers. Il consiste aussi à donner aux formateurs la visibilité et la considération indispensables pour poursuivre leur mission dans des conditions acceptables.

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