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Nyanga : les députés interpellent les Travaux Publics après la découverte d’engins immobilisés à Moukoko-Mbaka

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La tournée parlementaire effectuée récemment dans la province de la Nyanga par les députés de la région a pris une tournure inattendue après la découverte d’engins des Travaux Publics laissés sans utilisation au carrefour Moukoko-Mbaka, dans le département de la Douigny.

Conduite par l’honorable Elie Wilfried Boulingui, député du 1er siège de la Douigny, la mission avait pour objectif de s’enquérir des difficultés rencontrées par les populations, notamment en matière d’infrastructures routières. Mais sur place, les élus ont été confrontés à une scène jugée préoccupante : plusieurs machines de chantier flambant neuves stationnées en pleine nature, sans activité visible.

Cette découverte intervient dans un contexte où les populations rurales dénoncent régulièrement la dégradation avancée des routes de la province. Dans plusieurs villages, les déplacements deviennent extrêmement difficiles, surtout pendant les saisons pluvieuses.

Face à cette situation, les parlementaires entendent désormais exercer pleinement leur rôle de contrôle de l’action publique. Pour eux, il est impératif que la Direction Provinciale des Travaux Publics apporte des explications claires sur l’immobilisation de ces équipements pourtant destinés au désenclavement de la Nyanga.

Les élus s’interrogent notamment sur les véritables causes du blocage : difficultés logistiques, absence de financement opérationnel, pénurie de personnel qualifié ou dysfonctionnements administratifs.

Au-delà des explications attendues, les députés souhaitent surtout que des solutions concrètes soient rapidement trouvées afin que ces engins soient enfin mis au service des populations.

Cette interpellation parlementaire pourrait ainsi marquer un tournant dans le suivi des projets d’infrastructures de la province. Les habitants, lassés des promesses répétées et des routes dégradées, espèrent désormais que cette pression institutionnelle permettra d’accélérer les travaux attendus depuis plusieurs années.

Pour les observateurs, cette affaire illustre surtout la nécessité d’un meilleur suivi de la gestion des équipements publics et d’une plus grande redevabilité des administrations techniques envers les citoyens.

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