Le football a parfois cette vertu de suspendre le temps pour honorer ceux qui ont écrit son histoire. Ce vendredi 1er mai, l’émotion était palpable à l’approche du « match de l’amitié » qui doit opposer les anciennes gloires des Panthères du Gabon à celles des Éléphants de Côte d’Ivoire, à Abidjan, dans le cadre du FEMUA 18.
Avant de rechausser les crampons (ce samedi. 15h), la délégation gabonaise a tenu à respecter un rendez-vous sacré : un recueillement solennel sur la tombe de Moïse Brou Apanga, l’ancien roc de la défense nationale prématurément disparu en 2017.
Sous la conduite de Paul Ulrich Kessany, actuel ministre des Sports et ancien compagnon de route en sélection, ses anciens frères d’armes ont observé un silence lourd de sens, en compagnie de la famille du défunt. Ce geste, empreint de dignité, rappelle que derrière les trophées et la ferveur des stades, subsiste une fraternité indéfectible. Pour ces anciens internationaux, il ne s’agissait pas seulement de saluer la mémoire d’un coéquipier exemplaire, mais de porter avec eux l’esprit de Brou Apanga avant de fouler à nouveau la pelouse.
Cet hommage, rendu à celui qui s’est éteint à seulement 35 ans, souligne la place particulière qu’occupe encore l’ancien défenseur du FC 105 dans le cœur du football gabonais. À travers cette démarche, les Panthères ont prouvé que la mémoire collective est le plus beau des terrains de jeu.
Un moment de grâce nécessaire qui vient rappeler, s’il le fallait, que les légendes ne meurent jamais vraiment tant que leurs pairs continuent de marcher dans leurs pas.
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