Coup de théâtre à la Fédération gabonaise de boxe (Fégaboxe). Moins de deux ans après son élection, Bonaventure Nzigou Mamfoumbi a annoncé sa démission, laissant les rênes à son premier vice-président, Dickson Anguinga, chargé d’assurer l’intérim jusqu’en avril 2027. Une sortie brutale qui illustre les profondes difficultés que traverse le noble art au Gabon, indique notre confrère Actualité 241.
Officiellement, le président sortant évoque un manque de soutien de la tutelle. En clair, l’absence de subventions a paralysé l’organisation des compétitions et freiné les ambitions internationales. Dans les salles de Libreville et de Port-Gentil, les acteurs de la discipline dénoncent depuis longtemps une situation critique : équipements vétustes, manque de moyens et rareté des compétitions.
Cette démission intervient dans un contexte délicat, quelques jours après l’échec de Nzigou Mamfoumbi à l’élection du Comité national olympique gabonais. Pour certains observateurs, ce départ traduit un isolement croissant et un bilan jugé insuffisant, marqué par l’absence de championnat national structuré et des tensions internes persistantes.
Dickson Anguinga hérite ainsi d’une fédération fragilisée. Sa priorité sera de rétablir la confiance, mobiliser des financements et relancer les compétitions. Un défi de taille dans un environnement où les promesses tardent souvent à se concriser.
Plus largement, cette crise met en lumière les carences du système sportif gabonais. Sans un engagement fort des autorités et une gouvernance plus rigoureuse, la boxe nationale risque de rester durablement au tapis.
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